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 Les petites histoires de vodka

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Kaoruh



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MessageSujet: Les petites histoires de vodka   Lun 4 Avr - 1:03

Comment j'ai survécu à une attaque de mulou




Bonjour, si vous lisez ceci, c'est que vous n'avez rien à faire, ou que vous avez été aguiché en lisant ce titre qui annonce bien la couleur de ma mésaventure. J'en ai gardé des traces, et même un trophée, j'ai fait de la tête de mon agresseur un très beau chapeau. Mais n'allons pas trop vite!<br /><br />Prenez un chocolat chaud, des tartines grillées, pour ne pas perdre le fil, car je vais maintenant raconter mon épique combat contre un mulou enragé.<br /><br />À l'aube, réveillé par les rayons de soleil, je suis allé lever mon ami de toujours, Maskee l'intrépide. Nous sommes nomades, mais nous avons trouvé une petite grotte, où nous sommes à l'abri. Elle était petite et humide, un endroit très simple. Nous avons chassé le bouftou pour se confectionner des couches décentes. il y faisait assez froid, et l'odeur de moisissure était présente. Par moments, le soleil nous réchauffait et éclairait le sol jonché d'ossements craquelés. Il fallait être prudent, on ne savait pas si la grotte était assez solide. Parfois, le soir, nous entendions les échos de rochers tombant et se fracassant, comme un grondement nous rappelant que nous ne sommes pas chez nous.

Maskee mit soigneusement son fidèle masque du psychopathe autour de son cou, celui qui l'avait rendu célèbre mais qui avait aussi entrainé la jalousie et la convoitise de nombreux bandits. c'était un masque magnifique, au rouge aussi vif que le sang. Il est même possible de sentir la magie qui s'en dégage en étant suffisamment proche de lui. C'est pour cela que nous sommes souvent en mouvement.

Je l'aide dans sa recherche des deux autres masques, celui du pleutre et le masque traditionnel de classe. Mais là je m'égare, je vous compterai sûrement ses aventures une autre fois. Revenons en à cette attaque. <br /><br />J'ai donc récupéré ma fiole d'alcool de riz, ma fiole de larme d'argent au cas ou un mulou garou apparaitrait. Ils sont rares, mais on est jamais trop prudent! <br />Et enfin mon bâton, souple  comme pas deux, capable de briser les os, mais surtout très intéressant pour maintenir au loin mes ennemis. Bien souvent le seul coup qu'on prend, est le coup qui nous sera FATAL. Nombre de fois elle m'a été d'une grande aide, je ne m'en sépare jamais.<br /><br />Une fois que nous avons plié bagage, nous sommes repartis en direction de la forêt Sadida. Il nous fallait la traverser pour chercher le masque du pleutre.



Cette forêt est associée à de nombreuses légendes, qui font souvent référence non seulement à sa beauté, mais aussi aux nombreux dangers qui guettent quiconque serait assez fou pour s'y aventurer sans y être préparé. Certains meurent de faim, d'autres piégés dans des  racines, ou noyés. Le plus souvent, on ne sait pas comment l'aventurier est mort, car le temps de tourner la tête il est souvent trop tard. Tout y est poison. L'air est toxique et provoque des hallucinations à long terme, une simple égratignure peut être mortelle, les fruits sont remplis de parasites qui dévorent de l'intérieur.

Plus on avançait, plus les rayons se faisaient rares, les ténèbres envahirent notre chemin peu à peu tandis qu'on s'enfonçait. L'insécurité était là. des tofus maléfiques poussaient des cris stridents, des abraknydes nous observaient guettant la moindre trace de peur dans nos regards. les branches pliaient, tentant de résister au vent, grattant les troncs d'arbres desséchés. Et là nous nous sommes arrêté net.

Un milimulou prenait la fuite en nous voyant. C'était là un repas rêvé! Nous avons commencé à le suivre,  une course effreinée, de longue haleine, les brindilles cassaient sous nos pas, le bruit attirait l'attention. Coincé dans un buisson, il voyait sa fin venir et commença à lancer de petits cris plaintifs. Ici la pitié n'avait pas de place, c'était manger ou être mangé. Etrangement il arrêta. Maskee prit sa dague pour l'égorger, quand soudain il lâcha prise. Deux yeux rouges nous fixaient. Un mulou garou aussi imposant que Geror jugnol nous avait repéré. Il poussa un cri si terrifiant que j'en suis resté pétrifié. Les tofus se sont enfuit de peur.


Le temps s'était arrêté autour de moi, je ne voyais plus que lui. Maskee n'écoutant plus que son courage lui planta sa dague dans l'aine. Ce fût une tentative veine, qui n'a finalement fait que le rendre enragé. Il bavait, avait dressé ses poils noirs et montra ses énormes crocs. Il se dressa alors sur ses deux pattes arrières, plus imposant que jamais, puis d'un revers il mît hors de portée Maskee, qui assommé, s'était évanouit. Je regardais alors ma jambe droite qui me faisait terriblement mal. le sang coulait abondamment. Dans son geste il m'avait blessé et m'agrippait  fermement. je me suis donc accroché à ce que je pouvais pour lui faire mal. je lui tirais les oreilles, puis la crinière. il devenait enragé, une folie furieuse entourait les lieux, la scène d'un combat épique se dessinait, et nous étions là, Maskee et moi, au milieu. Je lui ai finalement arraché des poils, et profitant de ce petit moment de relâchement, j'ai planté mes doigts dans ses yeux, aussi profond que je pouvais, jusqu'à les sentir s'écraser sur le fond de son crâne il se roula par terre et lâcha prise, m'écrasant la jambe au passage. J'en ai alors profité pour prendre mes larmes d'argent, afin de tremper mon bâton dedans et achever le monstre. Mais dans le feu de l'action elle m'échappa des mains, à cause de la confusion de la situation.
Voyant l'imposant animal s'approcher de moi, j'ai saisi mon bâton à deux mains, l'ai frappé aux jambes et au niveau des côtes. Il avait mal, mais au fur et à mesure que je tapait, sa colère grandissait, il ne faisait plus attention à la douleur. ALors, j'ai tenté de le frapper au visage. Il esquiva habilement mon coup. Cette esquive canine était impressionnante, il savait que ce coup était dangereux, son réflexe animal avait eu raison de moi, car il avait réussi à s'emparer de mon bâton il le jeta alors au loin hors de ma portée. Il m'a alors saisi au corps et serra ma taille, mes os ne tarderaient pas à céder sous autant de force. J'étais fini. Il leva alors sa patte, dans un ultime élan.
Ses  griffes acérées brillaient à la lueur de son regard sombre et vide. il poussa alors un dernier cri pour m'achever.


C'est à ce moment que sa patte est retombée machinalement, le long de son corps. Il poussa un cri de douleur et lâcha prise. Maskee s'était réveillé, et l'avait poignardé au dos à plusieurs reprises,  il portait son masque du psychopathe.


Les yeux rouges de Maskee luisaient à travers son masque du psychopathe. Quand il met ce masque, il est fou , incontrôlable, et peut devenir aussi dangereux pour ses alliés. Il commença alors à le poignarder frénétiquement, esquivant les attaques vaines du mulou. Il finit par lâcher son arme, voyant le mulou agoniser, ricana à gorge déployée dans son élan de folie:
-"GNIAHAHAHAHAHAA!!!" a-t-il fait.
Maskee s'agenouilla devant le monstre qui respirait comme il pouvait, le regarda dans le blanc des yeux, et planta sèchement son bras dans le corps de la bête, jusqu'à lui arracher le cœur, puis le jeta plus loin.
S'en était fini du mulou enragé.
Maskee s'évanouit après sa poussée d'adrénaline et de courage. Et je n'ai pas tardé à m'évanouir moi aussi.



J'avais survécu à une attaque de mulou.
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Kaoruh



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MessageSujet: Re: Les petites histoires de vodka   Lun 4 Avr - 1:04

Ma première rencontre avec Maskee



On a tous fait une rencontre, parfois insolite, qui a changé notre vie. Je vais vous raconter comment j'ai rencontré Maskee. Venez vous asseoir auprès du feu de bois, il fait frais ce soir. Cette histoire ne sera peut être pas aussi animée que le face à face avec le Mulou Garou, mais le détour mérite d'être fait.

J'étais comme à mon habitude à la sainte eau dorée, entrain de me mesurer à d'autres, au milieu de la foule.
On connait tous ce petit moment, où il y a trop de monde, où on voit presque tout au ralenti, on ressent tout: les cuisses de tofu qui viennent de frire, le pain chaud des boulangers, l'haleine du gars à côté qui essaie de vendre des babioles en hurlant à tue-tête, le cri des marchands, et surtout, celui en particulier qui nous agace car il sort la même phrase toutes les trois secondes, sans oublier l'odeur de gerbe derrières le forum et les chamailleries en tout genre.
C'est ce qui rend la Sainte eau unique: agaçante mais indispensable pour s'amuser.

Ce jour là  j'affrontais un autre pandawa. Mais je n'avais pas le droit d'utiliser mon bâton au sein de la cité, car trop dangereux. J'ai frotté mon tonneau au sol pour le remplir de poussière et d'un peu tout ce qui trainait à ma portée. Je l'ai aveuglé, et le temps qu'il réagisse, je l'ai frappé en enfonçant le tonneau sur lui, puis j'ai attrapé le tonneau, et j'ai foncé dans un mur, mon blitzkriek l'avait mis dans un état critique,
Il était K.O.



Alors que certains me félicitaient et que d'autre critiquaient ma technique un peu traitre, il y avait un attroupement au loin. Piqué par la curiosité, je me suis faufilé entre les passants, et là, stupéfait, je vois un Zobal en possession du vrai masque du psychopathe. Le Zobal est considéré comme éteint, il a longtemps été chassé pour ses précieux masques, tous les autres vrais masques ont été détruit par les anciens Zobals capturé, car jusqu'à la mort ils protègent leur relique, les trois masques légués de père en fils. De nombreuses copies ont longtemps circulé. Son apparition avait tout remis en question:

Il restait donc trois masques, qui dit psychopathe, dit  masque de classe et masque du pleutre.



Le Zobal poussa alors son fameux cri impressionnant:
-"GNIAHAHAHHA ", disparut soudainement, réapparut au-dessus et de tout le monde et lança un coup de pied  fouetté dans le vide. S'en suivit un craquement. Il avait tué un sram invisible qui voulait l'attaquer de dos. C'était impressionnant. Mais la mort de ce sram avait permis de révéler les autres qui s'étaient déjà cachés pour lui voler son bien le plus précieux. Des roublards étaient cachés en hauteur pour lui tirer dessus. Tout laissait croire que des gens savaient qu'il viendrait ici. C'est un peu pour cette raison que les Zobals étaient chassés aussi, leur folie meurtrière était un vrai danger pour la population, et surtout pour eux même. Le masque du psychopathe est si puissant que le Zobal se blesse en frappant. Leur clan était isolé de part et d'autre du monde des douze.



Mais aujourd'hui, j'allais de surprise en surprise, j'ai vu ce zobal sortir de sa ceinture les fameuses "Blessdags", une paire de dague qui après avoir été volées au défunt "Ogre à la main sombre", sont restées dans un temple sacré à tremper pendant mille ans dans le Sang du dragon cochon, puis ont été bénies par chacun des dieux du monde des douze. Ces dagues ont la particularité de soigner celui qui les porte.



Cela expliquerait pourquoi ce Zobal est encore en vie...

Malgré tout ça, en voyant l'armée déployée, il mourrait si je ne l'aidais pas. Les passants, pris de patriotisme, ont commencé à le chasser, des glyphes commençaient à apparaitre au sol , des cadrans Xelors apparaissaient de nulle part, une émeute, une folie sanguinaire, la sainte eau dorée est devenue un bordel en moins d'une minute. Pris de panique, et par leurs instincts les plus sauvages tous autour de moi se frappaient à mort, des cadavres gisaient de ça et là, le sang coulait à flot, des enfants étaient blessés. L'humanité n'existait plus. J'ai vu un enfant se faire lacérer au visage de sang froid par un Sram en tenue de garde. À partir de là, ce qu'il y avait autour de moi n'avait plus d'importance, j'ai alors pris mon bâton à deux mains et ai frappé un grand coup. Le tas d'os s'est brisé en un instant dans un immense fracas, qui a su imposer le silence.
Tout le monde me regardait. J'ai sorti mon arme contre les ordres du gouvernement. J'étais à présent un hors la loi, j'ai frappé les forces de l'ordre, et la marque était apposée à mon front.


une Horde de gardes Srams et de Roublards  a tenté de me saisir, mais Maskee m'a rejoint et nous avons commencé à riposter. Plus nous frappions de gardes, plus il en venait. J'ai vu que les dagues ne blessaient pas les srams , uniquement les roublards. J'ai pris ma fiole d'alcool de riz , et ai commencé à boire, puis j ai bu tout mon tonneau, et j'ai craché de l'alcool, comme si je vomissais mes tripes, un torrent a commencé à inonder la place, j'ai alors plongé mon tonneau  et ai commencé à enchainer des frappes frût pour envoyer de la terre,  et peu à peu le sol inondé d'alcool devenait boueux, les gens s'enlisaient et étaient vulnérables. J'étais monté sur mon bâton pour ne pas être pris au piège.

Maskee a alors commencé, lui, à sortir des chaines et à cracher du feu par terre. En secouant ses chaines brûlantes, il a fait la boue se solidifier, et libérer une vapeur d'alcool. C'était astucieux. J'ai alors senti ma force se décupler, et pris d'une extraordinaire énergie, j'ai été capable de décimer une armée de Srams uniquement avec mon bâton, tandis que Maskee achevait les Roublards.



En voyant des forces se déployer, à nouveau, nous avons pris la fuite, mais nous avons été suivi dans les plaines de kara. j'ai alors commencé à cracher de l'alcool par terre pour rendre les plaines boueuses, Maskee continuait de cracher des flammes pour créer une brume épaisse, et propager un feu de brousse. Tous ces délits envers l'écosystème s'ajoutaient au meurtre que j'avais commis. Les Srams avaient cessé de nous poursuivre. Nous nous sommes perdus dans les rochers de Kara, les hautes herbes nous empêchaient de voir au loin, même en montant sur mon bâton.

Mais ce n'est pas grave, on leur a échappé, et je me suis fait un allié, qui vous le savez est devenu mon ami.


Dernière édition par Kaoruh le Lun 11 Avr - 0:27, édité 1 fois
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Kaoruh



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MessageSujet: Re: Les petites histoires de vodka   Lun 4 Avr - 1:05

(la suite sera publiée quand j'aurai le temps)
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MessageSujet: Re: Les petites histoires de vodka   Mar 5 Avr - 11:52

C'est trop trop bien *_*

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MessageSujet: Re: Les petites histoires de vodka   Jeu 7 Avr - 2:16

Les fameuses histoires de kao <3 j'adore même si je l'ai déjà lu il me semble !

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Kaoruh



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MessageSujet: Re: Les petites histoires de vodka   Dim 10 Avr - 21:42

Le dernier souffle de la prairie


Cela fait longtemps que je n’étais pas passé ici vous compter mes aventures, et je sens déjà votre impatience en lisant ces premières lignes. Comme à mon habitude, je vais tenter de tenir votre attention pendant quelques minutes, et j’espère que vous en aurez pour votre temps!

Le titre l’annonce, je vous raconterai comment Maskee et moi, avons traversé la prairie d’Obelo…


Nous devions nous rendre chez Obelo, afin de se fournir en laine de bouftou, car la  découverte récente de Frigost nous oblige à prévoir de quoi se tenir chaud dans notre quête des deux derniers masques Zobal.
En arrivant aux frontières de sa prairie, une légère brise nous a provoqué des nausées. Une odeur de putréfaction berçait la prairie, symbole de son fardeau. Des bouftous jonchaient le sol,  il n’en restait que très peu en vie, ils fuyaient au moindre mouvement.Un chose les effrayait, mais quoi ? Où était passé Obelo? Qui est l’auteur de ce désastre? Autant de questions que nous nous posions.


En marchant entre les restes partiellement couverts de chair pourrie, les visages de bouftous rongés par le temps et les vers, la laine tachée par le sang épongé, nous observions la moindre chose qui pouvait expliquer le spectacle macabre qui nous était offert. La nuit tombait, et nous n’avions toujours rien trouvé.
A force de Marcher nous avons décidé de nous asseoir pour prendre une pause, anéantis par le spectacle et les chants funèbres que le vent nous murmurait, à peine audible. J’ai poussé à l’aide de mon bâton le corps d’un bouftou pour me faire de la place. Son visage n’avait plus de mâchoire. Il a alors gémi et s’est levé péniblement, laissant tomber au passage un œil mangé par les vers. Il nous a regardé de ses deux énormes orbites par lesquelles je pouvais entrevoir un liquide blanchâtre purulent, qui s’agitait au rythme de son pas hésitant. Nous reculions lentement, spectateurs de l’éveil de la mort.
Je ne voyais que son regard vide qui laissait couler les dernières larmes de son désespoir. Il tremblait, et sa langue pendait dans le vide. J’ai trébuché, et c’est à ce moment que le bouftou, à cause de ma maladresse, a foncé droit vers moi. Je l’ai repoussé d’un coup de bâton. Plus je le frappais, plus il devenait féroce. Par chance, il n’avait plus de mâchoire et n’a pas pu me mordre. J’ai fini par le tuer en lui fracassant le crâne.


C’est alors que d’autres bouftous éteints se sont levés, suivis de toute une armée. Certains n’avaient plus qu’une partie de leur corps, d’autres étaient faits de restes d’autres bouftous, boîtant, marchant, courant vers nous, comme envoûtés.
Nous avons commencé à courir, se frayant un passage dans la vallée parmi les monstres, qui nous pourchassaient. Il commençait à y avoir des racines qui rendaient le chemin accidenté. Le chemin devenait de moins en moins praticable. Et c’est là qu’en jetant un coup d’œil par dessus mon épaule, je l’aperçu. Une silhouette, tapie dans l’ombre, commandait cette danse machabre. C’était un homme encapuchonné qui possédait un sceptre. Les bouftous s’étaient rangés derrière lui. Il leva alors son arme, et d’un geste, frappa le sol.
Les bouftous se sont alors regroupés, en une masse informe. Le tas D’os géant avec plein de pattes, de têtes, de chair décomposée  se mit à rugir. Maskee tira alors une nuée de dards fugaces sur le commandant, mais d’un mouvement de sceptre agile, le tas putride s’interposa et l’enveloppa entièrement. J’ai alors concentré mon énergie et utilisé mon wasta pour le bloquer et l’empêcher de nous attaquer avec son arme. Les racines se mirent à bouger et commençaient à se rapprocher de nous, la terre s’affaissait sous le poids du monstre.



C’est là que nous avons recommencé à fuir de nouveau, esquivant les obstacles comme nous le pouvions. Nous les avons distancé petit à petit, le tas était ralenti par son propre poids. Une ronce réussit à s’emparer de Maskee, le frappant lourdement. Il était inanimé, en sang. J’ai alors commencé à la frapper comme je pouvais, pour qu’elle le lâche, mais elle était tenace, le serrant de plus en plus.
Le monstre se rapprochait de nous à grand pas. Le sol commençait à se dérober sous nos pieds, et la ronce entrainait Maskee dans les Ténèbres.
Le malheur lui même regardait ce spectacle.
Je devais le laisser, la ronce m’entrainerait sinon. Maskee m’avait dit un jour que si un malheur devait lui arriver,  je devrais prendre les masques et les mettre en sécurité. C’est ce que j’ai fait. Je me suis armé du courage qu’il me restait et j’ai couru à en perdre haleine. J’ai aperçu une large crevasse au loin.
J’arrivais au dénouement de ce calvaire, au bord du gouffre. Dans l’espace d’un battement de cil, je me retrouvais en face, le tonneau que j’avais invoqué de l’autre côté m’avait attiré et sauvé. Ma course folle se finissait dans le fracas insoutenable des bouftous au fond de la crevasse.

C’est là qu’il me faisait face, séparé de moi par se gouffre, impassible. Il me contemplait menaçant. Je savais que cette histoire ne s’arrêterait pas là.

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Storm-trooper
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MessageSujet: Re: Les petites histoires de vodka   Dim 10 Avr - 22:42

J'ai beaucoup aimé la nouvelle petite histoire. Hâte de voir la suite ^^
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MessageSujet: Re: Les petites histoires de vodka   

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